Vous avez quelques billets anciens ou récents, français ou étrangers, et vous vous dites que cela constituerait bien un embryon de collection ? Vous avez raison ! Le papier-monnaie est non seulement un élément majeur de la vie quotidienne de tout un chacun, mais c’est aussi un témoin de l’histoire, de l’économie, de la politique et des techniques du pays et/ou de l’autorité qui le produit.
Il est très facile de trouver à petit prix des billets magnifiques qui permettent de constituer une collection attrayante. Bien plus grandes qu’un timbre, les coupures sont porteuses d’illustrations souvent exceptionnelles, et sont presque toujours réalisées en incorporant les techniques de pointe dans le domaine du papier et de l’imprimerie.
Ce billet de 200 francs type 1981 est représentatif de ce qu’on peut appeler l’école française du billet, caractérisée par l’équilibre de la composition, la puissance de la symbolique, la mise en avant des valeurs de la nation, l’honneur fait aux grands personnages de la culture française. Suite au passage à l’euro, ce billet n’a plus cours légal et n’est plus échangeable à la Banque de France, sa valeur n’est donc plus autre chose qu’une valeur de collection, très faible si le billet n’est pas en excellent état.
Le papier-monnaie est un domaine si vaste, qu’il est judicieux d’élire un thème de collection.
À une époque où le nombre de collectionneurs était encore très restreint, Georges Thomas, grand collectionneur français, fit un résumé des différentes séries de billets français, qui constituent autant de thèmes possibles de collection. Mais cette liste, même pour la France uniquement, est loin d’être complète !
Parmi les thèmes rencontrés auprès des collectionneurs, en dehors de pays particuliers, on peut citer : les femmes sur les billets, les trains, l’aviation et l’espace, les papillons, et plus généralement chacune des branches ou des espèces du vivant, les billets d’inflation en millions ou milliards, un imprimeur particulier, une valeur faciale donnée, les billets portant une date particulière, les billets sur substrat polymère, les billets polyglottes, la liste est sans fin…
Les numismates anglophones ont une devise : « buy the book before the coin ». Rien n’est plus pertinent pour toute collection, donc aussi pour le papier-monnaie. Entre les catalogues traditionnels, les catalogues sous forme de fichiers .pdf, les inventaires sur le web, les blogs les catalogues de vente, le plus difficile est maintenant de faire son choix et de privilégier les auteurs et contributeurs sérieux. Et même pour les ouvrages papier, la facilité avec laquelle on peut s’auto-éditer conduit à des ouvrages parfois bien incomplets et bien mal fagotés. Abondance de biens ne nuit pas, dit-on parfois. Voire…
Pour les billets du monde entier, les trois volumes du « Standard Catalogue of World Paper Money », plus communément « le Pick » car il est basé sur les ouvrages du grand collectionneur Albert Pick, sont restés longtemps l’unique référence valable. Ils demeurent actuellement utilisés comme référence, bien que les mises à jour ne soient plus faites, et que bien des erreurs y subsistent.
Les nombreux volumes (plus de 300 actuellement) du « Banknote Book », sous la direction d’Owen Linzmayer, sont disponibles par abonnement annuel sous forme de fichier .pdf On peut consulter une présentation de cette collection https://www.greysheet.com/pdfsample/bnb_sample . Ces chapitres sont de plus en plus utilisés comme référence, et leur mise à jour est fréquente.
Le site BanknoteNews https://banknotenews.com/ est une source incomparable d’information sur les nouveaux billets du monde.
un peu de patience !
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Quel plaisir de mettre en valeur ses billets, ses recherches et ses découvertes auprès d’un large public ! Les billets, faciles à transporter et à mettre en vitrine, se prêtent parfaitement à la création de belles et intéressantes expositions.
Bien sûr, il faut se rendre sur les lieux d’exposition, rien ne remplace le « contact » visuel avec l’objet. Mais si vous en avez le goût montez vos propres panneaux d’exposition !
Grâce aux techniques modernes d’impression, il n’est maintenant pas insurmontable, même avec des moyens modérés, de créer des panneaux attrayants qui donneront aux billets exposés un surcroît d’intérêt.
Deux extraordinaires musées en province méritent le voyage :
La Maison des collections à Saint-Suliac (proche de Saint-Malo) présente une collection tout-à-fait remarquable de billets français et des anciennes colonies.
Le Musée de la fausse monnaie à Marcellaz Albanais (à 10 minutes d’Annecy) présente, sur rendez-vous uniquement, un ensemble épatant de vitrines exclusivement consacrées aux faux, aux faussaires, à leur outillage, et à leur arrestation (les faussaires sont toujours rejoints par la justice, plus ou moins rapidement). La visite par le créateur du musée est inoubliable.
un peu de patience
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Contra legem facit qui id facit quod lex prohibet. Me non paenitet nullum festiviorem excogitasse ad hoc. Praeterea iter est quasdam res quas ex communi. Mercedem aut nummos unde unde extricat, amaras.
Contra legem facit qui id facit quod lex prohibet. Me non paenitet nullum festiviorem excogitasse ad hoc. Praeterea iter est quasdam res quas ex communi. Mercedem aut nummos unde unde extricat, amaras.
Cum sociis natoque penatibus et magnis dis parturient. Petierunt uti sibi concilium totius Galliae in diem certam indicere. Contra legem facit qui id facit quod lex prohibet.
Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation. Vivamus sagittis lacus vel augue laoreet rutrum faucibus. Fictum, deserunt mollit anim laborum astutumque! Paullum deliquit, ponderibus modulisque suis ratio utitur. Unam incolunt Belgae, aliam Aquitani, tertiam.
Cum sociis natoque penatibus et magnis dis parturient. Petierunt uti sibi concilium totius Galliae in diem certam indicere. Contra legem facit qui id facit quod lex prohibet.
Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation. Vivamus sagittis lacus vel augue laoreet rutrum faucibus. Fictum, deserunt mollit anim laborum astutumque! Paullum deliquit, ponderibus modulisque suis ratio utitur. Unam incolunt Belgae, aliam Aquitani, tertiam.
Jusqu’en 1715, de nombreux billets destinés à remplacer les monnaies métalliques, souvent absentes de la circulation, étaient créés par divers corps organisés : Billets de l’artillerie, de la Caisse des Gabelles, de la Caisse des Emprunts, des États-Majors, de l’Extraordinaire des Guerres, des Fermiers Généraux, des Ingénieurs, des Loteries, de la Marine, des Pensions… etc. Ces billets ne circulaient que dans le corps émetteur et n’étaient garantis que par cet émetteur. L’État lui-même émettait des «BILLETS de MONNOYE », sortes de reçus remis contre les pièces d’or déposées par les particuliers dans les Caisses pour être refrappées (ou surfrappées) aux nouveaux types (lors d’un changement du portrait officiel du souverain, par exemple).
Au passage, l’Etat prélevait une part, en paiement de cette transformation et également augmentait la valeur de chaque pièce, ce qui était tout simplement une dévaluation. Face aux protestations concernant la lenteur de l’État à remettre aux déposants les nouvelles pièces, le Conseil du Roi donna COURS LÉGAL aux billets de Monnoye, par l’Édit de septembre 1701. Les billets devinrent donc, à cette date, le premier papier-monnaie officiel français. Les émissions de billets de Monnoye se succèdent jusqu’en 1712, de nouvelles émissions remboursant les précédentes. Dans le but d’absorber tous ces billets, l’État crée, le 7 décembre 1715 les «Billets de L’Estat ». Ils portent l’inscription : « Il est deub au Porteur par l’Estat la somme de — dont il a fourni la valeur ».
Il sera émis pour 250 millions de livres en billet de L’Estat, de valeurs nominales diverses, manuscrites : de 30 à 1 000 livres. Ils sont aujourd’hui d’une extrême rareté. — L’exemplaire ci-dessus est un 200 livres du 8 juillet 1716 — N° 5651.
Financier génial pour les uns, aventurier pour les autres. John Law a marqué son époque par une expérience qui a traumatisé les français. Ses idées audacieuses ont d’abord un très grand succès, mais la nature du régime, le manque de rigueur, le nombre croissant de ses ennemis, ont raison de- Law et son « système ».
Il crée d’abord, en 1716. une « Banque Générale » privée, qui émet des billets remboursés scrupuleusement jusqu’au 4 décembre 1718 où ses succès le font transformer en « Banque Royale » et c’est alors le commencement de la fin. Les émissions de la Banque Royale sont datées du 10 janvier 1719 au 2 septembre 1720 et leurs valeurs faciales, imprimées pour la première fois sont de 10 à 10 000 livres tournois.
Les billets sont de deux types: du 4 janvier 1719 au 1er janvier 1720, ils sont « gravés » (imprimés par une plaque de cuivre gravée, imitant l’écriture cursive). Les billets comportent la date et trois signatures manuscrites. Mais les plaques s’usent rapidement et ne peuvent assurer la demande croissante de billets.
le second type utilise la typographie, du 1er janvier 1720 au 2 septembre 1720, avec des dates imprimées, les signatures manuscrites, puis imprimées. Les dates sont : 1er janvier, 1er juillet et 2 septembre 1720. Les nombreuses variétés dans les textes de ces billets témoignent de la précipitation de leur fabrication. Des mots sont inversés, ou manquent, des lettres sont imprimées en majuscules ou en minuscules. Certaines variétés sont particulièrement rares. C’est le cas du billet où, dans la date, « janvier » est barré à la plume et remplacé par l’inscription manuscrite « juillet », avec un petit cachet à main : « Division », dont très peu d’ exemplaires sont connus. Une retentissante faillite achève l’expérience de John Law, qui en deux années avait fait et défait des fortunes fabuleuses. John Law est obligé de s’enfuir et meurt à Venise en 1729. Une énorme quantité de billets fut brûlée entre le 26 juin et le 3 octobre 1720 à l’Hôtel de Ville de Paris. Les caricaturistes dessinent des portraits-charge de Law, des gravures résument la faillite du « système », et la peur du papier-monnaie est telle qu’il faudra attendre près de 60 années pour voir reparaître une banque d’émission : «La Caisse d’Escompte».
Créée le 24 mars 1776 à Paris par le banquier Genevois Panchaud, avec l’appui de Turgot, la Caisse d’Escompte prit soin de bannir de son titre le mot « Banque » encore honni du public.
Elle émet des billets qui fournissent au Trésor Royal des fonds importants, et même en 1788 la Caisse d’Escompte est l’une de ses principales ressources. Ces billets obtiennent le cours forcé le 16 août 1788. Le résultat en fut une thésaurisation immédiate des monnaies d’or et d’argent… dont hérite la Révolution ! Au début de celle-ci, la Caisse continue à avancer au Trésor des sommes considérables. Le 17 avril 1790 un décret ordonne la circulation des billets de la Caisse d’Escompte revêtus au revers d’un cachet : « Promesse d’Assignat » en attendant la fabrication des premiers assignats. Le billet ci-dessus est un 300 livres bleu du 8 mai 1790.
Cum sociis natoque penatibus et magnis dis parturient. Petierunt uti sibi concilium totius Galliae in diem certam indicere. Contra legem facit qui id facit quod lex prohibet.
Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation. Vivamus sagittis lacus vel augue laoreet rutrum faucibus. Fictum, deserunt mollit anim laborum astutumque! Paullum deliquit, ponderibus modulisque suis ratio utitur. Unam incolunt Belgae, aliam Aquitani, tertiam.
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De très nombreuses informations figurent sur chaque billet de banque. Prenons l’exemple de ce 10 dollars des États-Unis.
La valeur faciale (10 dollars) figure en lettres et en chiffres.
Le pays (les États-Unis) est mentionné (The United States of America)
L’émetteur est ici la Réserve fédérale (c’est la banque centrale des États-Unis) comme indiqué en partie hute de la coupure. Et plus précisément, le District émetteur (ici F6=Atlanta)
Le numéro individuel du billet est ici répété deux fois (MF85956943A) en vert.
Les deux caractères en petit en bas à gauche (F2) indiquent la position du billet sur la feuille (ou sur la plaque d’impression, ce qui revient au même.
l’indication “series 2003” correspond à l’année où la combinaison de signatures du billet est apparue pour la première fois sur ce type.
Les petits caractère FWF33 indique que le billet a été imprimé à Fort Worth.
La mention “This note is legal tender for all debts, public and private” précise le cadre juridique associé à l’utilisation de ce billet.
Les titres et signatures des deux signataires figurent de part et d’autre du portrait de Hamilton. Traditionnellement, le Trésorier des États-Unis est une femme.
Le billet comporte aussi deux sceaux (un noir et un vert) et différentes impressions colorées en arrière-plan
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Dans le processus de conception d’un billet, le ou les artistes commencent avec la réalisation de dessins préparatoires des motifs pressentis et de la composition générale.
lorsque un dessin suffisamment complet du billet a été retenu, l’atelier de l’imprimeur engage la réalisation des plaques d’impression puis produit des essais pendant tout le processus de réglages des moyens de production. Une étape importante est celle de la réalisation d’épreuves destinées à recueillir le l’autorisation de lancer la production.
Les billets fantaisie constituent une collection aussi intéressante qu’amusante. Il en existe une variété infinie. Toutes les époques, tous les pays, tous les styles, tous les usages sont représentés.
Ce sont des billets destinés à être confondus avec de vrais billets.
Lors des représentations théâtrales, quand des billets doivent être manipulés par les acteurs, ce ne sont jamais de vraies coupures qui sont utilisées, mais des billets fantaisie.
Les billets attirent toujours l’attention. C’est pourquoi les publicitaires les ont toujours utilisés.
De même, les messages idéologiques ont très fréquemment été transmis par l’intermédiaire de billets fantaisies. Ce billet de 1000 francs bleu regorge de messages cachés dans les ornements. Notez aussi les signataires, bien connus.
Un grand classique des billets fantaisie, c’est le billet plié en deux. Quelle joie de te trouver un billet par terre ! on se précipite pour le ramasser et bien sûr il s’agit d’une publicité.
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L’état de conservation d’un billet est un élément crucial pour déterminer l’estimation de sa valeur, et la mesure dans laquelle les collectionneurs le trouveront attractifs ou non. Ce n’est pas une règle absolue qu’un billet en très bon état soit plus attractif qu’un billet présentant des traces d’utilisation. Par exemple, pour les billets locaux des périodes troublées, il arrive qu’on trouve assez facilement des billets n’ayant pas circulé, donc en très bon état, et des billets ayant circulé. Certains collectionneurs préfèrent avoir dans leurs collections des billets ayant réellement circulé.
Deux billets de 20 francs pêcheur, coupure très commune. Le billet abîmé n’a aucune valeur pour les collectionneurs.
Il existe plusieurs échelles couramment utilisées pour estimer l’état de conservation d’un billet.
En France, un codage simple va de M (mauvais état) à N (neuf) en passant par
B (beau = billet ayant beaucoup circulé mais qui reste présentable, faute de mieux),
TB (très beau = billet ayant circulé avec des défauts bien visibles),
TTB (très très beau = billet ayant un peu circulé avec des défauts assez peu visibles),
SUP (Superbe = billet n’ayant pas circulé, avec des défauts difficilement visibles),
SPL (splendide = l’examen méticuleux révèle des défauts interdisant de le qualifier de neuf),
N (neuf = pas de défaut détectable à l’œil nu).
Aux Etats-Unis, et de plus en plus dans le monde entier, on utilise des échelles numériques, par exemple allant de 5 à 70 (billet exempt de tout défaut, parfaitement neuf).
La manie de confier à des maisons spécialisées l’estimation de l’état de conservation d’un billet, puis sa mise sous protection plastique est assez récente. Elle nous vient des États-Unis. L’avantage est de disposer d’un avis réputé impartial pour juger de l’état d’un billet, et d’une protection espérée efficace contre les dégradations ultérieures du billet. Mais une telle pratique interdit de pouvoir ensuite toucher le billet. Certains collectionneurs ont horreur de cette pratique, d’autres y ont souvent recours. « faire slabber » ses billets est assez onéreux et ne se justifie que pour des billets rares.
Ce billet de 50 cents des États-Unis a été expertisé par la société PMG (Paper Money Guaranty) qui lui a accordé la qualité 58 (« Choice About Unc » = presque neuf), en rajoutant la mention « EPQ » pour Exceptionnal Paper Quality.
De nombreux salons numismatiques accueillent des professionnels qui proposent des billets à la vente, mais beaucoup plus rares sont les salons exclusivement consacrés au papier-monnaie.
Parmi ceux-ci, il faut citer le célèbre salon de Maastricht, qui a lieu deux fois par an dans cette ville des pays-bas, et bien sûr le salon du papie-monnaie organisé par l’AFEP tous les ans le premier ou le deuxième samedi de février.
vue du 40e salon du papier-monnaie organisé par l’AFEP le 11 février 2023 à l’hôtel Novotel Paris Est, à Bagnolet (métro Gallieni).
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